Vitamine D en hiver : soleil, alimentation et supplémentation
En hiver, les journées raccourcissent et l’on entend souvent parler de vitamine D. Elle participe à la solidité des os et à l’utilisation du calcium. Faut-il prendre un complément, changer son alimentation ou s’exposer davantage au soleil ? Voici des repères simples pour y voir clair — sans remplacer un avis adapté à votre situation.

Vitamine D : à quoi sert-elle ?
La vitamine D aide l’organisme à utiliser le calcium et le phosphore. Elle contribue au maintien d’une ossature normale. Des apports insuffisants sur la durée peuvent affecter la santé osseuse ; l’âge, l’alimentation ou certains troubles d’absorption peuvent faire varier les besoins. La fatigue seule ne permet pas de conclure à un manque de vitamine D.
Pourquoi en parler en hiver ?
La peau fabrique de la vitamine D sous l’effet des rayons UVB, surtout lorsque l’ensoleillement est favorable. En France métropolitaine, cette production est en général plus limitée en hiver. Cela ne signifie pas que chacun est carencé, ni que toute la population doit prendre un complément.
Alimentation, soleil et supplémentation
Alimentation. Les poissons gras (sardine, saumon, maquereau…), les œufs et certains produits enrichis apportent de la vitamine D. Une alimentation variée reste le repère le plus sûr, sans viser un aliment « miracle » en grande quantité.
Soleil : un facteur parmi d’autres. La peau peut fabriquer de la vitamine D sous l’effet des rayons UVB. Cette production varie notamment selon la saison, les conditions d’ensoleillement et les caractéristiques individuelles. En France métropolitaine, elle est généralement plus limitée en hiver.
Il n’est pas nécessaire de prolonger volontairement son exposition au soleil pour chercher à compenser cette baisse. Les UV peuvent endommager la peau et les yeux ; les mesures de protection restent importantes lorsque l’on sort. En cas de doute sur vos apports en vitamine D, mieux vaut en parler à votre médecin ou à votre pharmacien plutôt que d’augmenter volontairement votre exposition au soleil.
Compléments. Un complément n’est pas indispensable pour tout le monde en hiver. Ne commencez pas, ne modifiez pas et ne cumulez pas de vitamine D (complément, multivitamines ou autre) sans avis adapté à votre situation : les produits se ressemblent mal et les cumuls peuvent mener à des apports excessifs.
Enfants et adolescents. La supplémentation chez l’enfant et l’adolescent obéit à des recommandations spécifiques (prévention du rachitisme). La Société française de pédiatrie rappelle, dans son communiqué du 29 janvier 2025, de privilégier les médicaments à base de vitamine D plutôt que les compléments alimentaires, pour limiter le risque de surdosage. Les modalités relèvent du prescripteur : ne choisissez pas seul un produit pour un enfant.
Quand demander conseil à son pharmacien ?
Venez en parler si vous hésitez sur vos apports, si vous prenez déjà plusieurs produits contenant de la vitamine D, ou si votre situation appelle une attention particulière (enfant, grossesse, personne âgée, alimentation très restrictive, etc.). Le dosage sanguin n’est pas un examen à demander systématiquement parce que l’hiver arrive : son utilité dépend du contexte médical.
Votre pharmacien peut vous aider à lire les étiquettes, repérer les cumuls et vous orienter vers votre médecin si besoin. Il ne remplace pas le médecin pour prescrire ou diagnostiquer une carence.
Questions fréquentes
Faut-il un complément en hiver ?
Non, pas pour tout le monde. La baisse d’ensoleillement n’impose pas un complément systématique.
Peut-on cumuler plusieurs produits ?
Mieux vaut éviter sans avis adapté : multivitamines, compléments et traitements peuvent additionner la vitamine D.
Faut-il faire une prise de sang ?
Pas uniquement parce que c’est l’hiver. En parlez à votre médecin si vous avez un doute clinique.
Conclusion
La vitamine D compte pour la santé osseuse, mais l’hiver ne justifie pas à lui seul une supplémentation pour tous. En cas de question sur l’alimentation, les produits que vous utilisez ou la situation d’un enfant, l’équipe de la pharmacie peut vous accueillir pour un conseil personnalisé et vous orienter vers votre médecin lorsque c’est nécessaire.
Pour en savoir plus
Ces informations ne remplacent pas l’avis de votre pharmacien ou médecin traitant.